L’art en général et le cinéma en particulier constituent des passerelles réduisant les distances et prônant une langue universelle ne reconnaissant pas les frontières géographiques, ont affirmé les réalisateurs, argentin Jeronimo Toubes, et marocaine Majida Benkirane.”Il n’y a aucun doute sur le fait que la culture et les arts constituent un lien entre les sociétés et les peuples et une langue qui ne requiert pas d’interprètes”, ont affirmé les deux acteurs-réalisateurs, qui étaient les invités d’une nouvelle édition des rencontres mensuelles du pôle Amérique du Sud de la MAP, organisée mardi à Buenos Aires. De l’avis du cinéaste argentin, “l’expression artistique peut réduire les distances entre les peuples en ce sens que l’art est une langue d’expression qui s’adresse aux sentiments et qui est comprise par tous, quel que soit leur idiome”. Toubes, qui est également producteur et scénariste, a mis en avant l’importance des coproductions, en formulant le vœu de camper le rôle principal du film “El Llamado del desierto” du réalisateur argentin Pablo Cesar, qui sera produit par la société de production marocaine “Agora Film” dans le cadre de l’accord de coopération cinématographique signé par le Maroc et l’Argentine en 2000. Il a également souligné que son travail aux côtés du réalisateur Pablo Cesar dans plusieurs pays, l’a convaincu que “les endroits changent mais les problèmes restent les mêmes au même titre que certaines solutions”. La confrontation et la violence ne mènent à rien en termes de résolution des problèmes et c’est là où l’art et la culture interviennent pour réaliser un rapprochement entre les peuples, a expliqué le cinéaste argentin, en relevant que “le cinéma aide à dissiper la peur de l’autre et à favoriser l’ouverture sur autrui loin des préjugés”.
Pour sa part, la réalisatrice marocaine, Majida Benkirane a relevé que l’art dans tous ses aspects a pour vocation de réaliser le rapprochement entre les peuples, en mettant en relief l’importance des coproductions dans la réalisation de cette convergence à la fois humaine et émotionnelle. Majida Benkirane, également écrivaine, a indiqué que le monde est devenu un petit village en dépit des spécificités de tout un chacun, avant d’ajouter que hormis les différences, “nous sommes tous unis par l’être humain qui nous habite et transcende les frontières vers des espaces plus étendus”. Au final, a-t-elle poursuivi, l’art est une langue universelle qui défend les valeurs communes de l’humanité et ne reconnait pas les barrières de l’appartenance ou les sensibilités étroites, en affirmant que les coproductions contribuent à la préservation de la mémoire et de l’histoire. Revenant sur la relation qu’entretient l’Argentine avec le monde des arts, l’artiste marocaine a relevé que sa visite à Buenos Aires lui a permis de découvrir une infrastructure consacrée à la production culturelle et artistique, avant de poursuivre que la culture est omniprésente dans le pays sud-américain à l’image des théâtres, bibliothèques et cafés littéraires, comme le célèbre café Tortoni, et bien d’autres lieux qui proposent un dépaysement culturel garanti.
L’écrivaine, qui vient de publier sa dernière œuvre intitulée “Sdaq Al Aissaouiyates” (La dot des Aissaouiyates), a mis en relief l’importance de la coproduction cinématographique qui sera réalisée par le Maroc et l’Argentine, laquelle permettra, dit-elle, de renforcer les liens culturels entre deux pays qui partagent beaucoup de valeurs communes ainsi qu’une grande richesse culturelle et civilisationnelle.
Source: Liberation
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