Au terme d’une demi-finale qui avait tout l’air d’un match piège, l’équipe de France s’est imposée sans sourciller face à la Slovénie (31-25), ce jeudi soir à Bercy. Lors de la finale de ce Mondial prévue dimanche, “les Experts” affronteront le vainqueur de l’autre demie opposant la Croatie à la Norvège, vendredi. Habitués à tout raflé depuis plus de 15 ans, les Tricolores disputeront une 7e finale dans un championnat du monde et viseront un sixième sacre mondial.

Tous les ingrédients d’un cruel match piège étaient réunis. Grandissimes favoris, jouant devant leur public, invaincus depuis le début de la compétition, quintuples champions du monde et vainqueurs à deux reprises de ces Slovènes (29-27 et 33-26) en matches de préparation, les Experts pouvaient facilement tomber dans la facilité. Mais les discours d’avant-match affichaient une certaine prudence, car en face, les Slovènes n’ont pas atteint le dernier carré par hasard. Tombeurs de la Russie (32-26), puis du Qatar (32-30) dans cette même enceinte de l’Accordhotels Arena, les protégés du Monténégrin Veselin Vujovic n’ont pas tardé à prendre leurs repères.

Dans une ambiance digne d’un concert de rock, et après une Marseillaise donnant la chair de poule, les Experts ouvraient le score rapidement sur un beau tir de Fabregas. Porte et Dipanda portaient déjà le score à 3-1, et quand Karabatic se heurtait au solide gardien slovène, Fabregas reprenait victorieusement (4-1). Très solides en défense, trop peut-être, les Experts réussissaient la belle performance de marquer un nouveau but alors qu’ils se trouvaient en double infériorité (5-2).

Karabatic passe en force (AFP)

Quelques approximations tricolores, notamment de Karabatic, permettaient aux Slovènes de rester au contact (7-6, 16e). Bouillant comme le public, Porte redonnait un peu de peps aux Bleus 9-6, et il fallait même que Sorhaindo lui demande de maîtriser ses ardeurs… Sous le regard bienveillant d’Omeyer qui n’apparaissait que pour les pénaltys, Gerard faisait le job avec près de 40% d’efficacité. L’acrobatique Abalo et le puissant Mahé régalaient eux aussi le public qui lançait une ola jusqu’à la pause (15-12).

UNE DEUXIÈME MI-TEMPS MAÎTRISÉE

Au retour de la pause, les Experts maintenaient leur écart grâce notamment à un redoutable rideau défensif. S’appuyant notamment sur quatre joueurs évoluant ou ayant joué à Montpellier, dont le capitaine Vid Kavticnik, les Slovènes ne perdaient toutefois pas pied. A 21-17 (40e), le public poussait en scandant “Allez les Bleus, tes supporters sont là !”. Narcisse, considéré par les Slovènes comme une légende de son sport au même titre que Karabatic, faisait à son tour le show, ce qui donnait des ailes à Abalo (23-18, 44e).

Dinart motive ses joueurs (AFP)

A un quart d’heure de l’épilogue, la France comptait jusqu’à six longueurs (25-19 puis 27-21), mais les hommes de Vujovic recollaient encore pour revenir à 28-24 à cinq minutes de la fin. Rien n’était joué, et il fallait l’aplomb et la puissance d’un Mahé pour permettre aux Tricolores de tenir (29-24). A deux minutes de la fin Gerard effectuait un nouvel arrêt devant un public hurlant “on est en finale, on est en finale”. Les Slovènes sentaient que la finale leur échappait et finalement la logique était respectée avec cette victoire française (31-25).

En six finales en championnat du monde, les Français ont été sacrés à cinq reprises. Fait rare pour un sport collectif français, ils se retrouveront de nouveau en finale avec le statut de grands favoris, et ce, quel que soit l’adversaire (Croatie ou Norvège). Comme en 2001, les hommes de Didier Dinart et Guillaume Gille peuvent espérer soulever le trophée à domicile. Il ne leur reste plus qu’une marche, la plus haute.

Source: Francetvsport

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