Dans l’Antiquité déjà, certains penseurs avaient établi un lien entre l’exercice physique et l’intelligence. Aujourd’hui, on sait que tous les sports ne sont pas égaux et que, du moins dans ce domaine, les effets bénéfiques de la course à pied sont les plus importants. Sur le site The Conversation, Vybarr Cregan-Reid, chercheur à l’université du Kent et coureur de fond passionné, se félicite de son choix en faisant état des dernières recherches en la matière et invite tous les lecteurs à sauter dans leurs baskets pour repousser leurs limites cognitives.

L’auteur se base sur deux études, publiées en février et en juin dans Cell Metabolism et qui expliquent les mécanismes impliqués dans la course et ses effets sur la mémoire et la cognition. « Nous savions déjà que l’exercice physique déclenchait la neurogenèse [création de nouveaux neurones] dans l’hippocampe, la zone du cerveau responsable de la formation de la mémoire et de l’orientation spatiale », écrit-il. Il explique que les neurones produits grâce à une activité physique intense sont issus des cellules souches en attente de différenciation. En d’autres termes, la pratique d’un sport ne génère donc aucune connaissance. Néanmoins, elle facilite l’apprentissage, à condition bien sûr d’exploiter ces nouvelles ressources. « Si vous avez envie de profiter de cet avantage, pensez à dégager du temps pour l’exercice dans votre journée d’études ou de travail », conseille Vybarr Cregan-Reid.

Dommage pour les haltérophiles

Mais attention, il assure qu’il est nécessaire de bien choisir son activité physique. L’efficacité des exercices cardiovasculaires et soutenus est bien démontrée, à la différence des exercices de musculation et de l’entraînement par intervalles à haute intensité. « Les haltérophiles peuvent se vanter d’avoir Arnold Schwarzenegger dans leur camp, mais les coureurs ont Alan Turing, un génie des mathématiques capable de courir un marathon en 2 h 40 », s’amuse le chercheur pour qui aucun haltère n’aide à muscler son cerveau.

Un autre travail, publié en juin dans le British Journal of Sports Medecine, montre que la pratique régulière d’une activité physique augmenterait les performances scolaires des enfants et des adolescents. Cette fois, aucune différence n’est faite entre les sports, et les effets bénéfiques sont regardés globalement. Les auteurs concluent aussi à un meilleur développement cérébral des jeunes et des performances scolaires supérieures chez ceux qui bougent régulièrement. Ils ajoutent, entre autres, un renforcement des liens sociaux, de l’estime de soi, de la motivation et de la confiance. Autant d’atouts importants dans la vie.

source: lepoint.fr

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